Que dire ? J’ai gardé le silence ces derniers jours. La maladie, pas très grave, il faut le souligner, conjuguée à ma paresse habituelle, m’a empêché de participer pleinement à Dzblog. Je me contentais de poster mes anciens écrits pour montrer que j’existais encore. Mais tous les jours je venais lire les articles des bloggeurs. Je ne laissais pas de commentaires certes. Je me voyais m’enfoncer vers le bas du classement, je m’en réjouissais ; car j’y voyais une certaine justice. Et puis je suis amoureux de l’ombre ; on est plus libre loin des lumières. J’avoue que ce n’était pas là un choix ; même au fin fond, il faut se trouver une consolation, un brin de bonheur, et ne pas s’abandonner au désespoir.
C’est la disparition de Dzblog qui me fait intervenir aujourd’hui. C’est une disparition pure et simple, c’est comme ça que je le conçois. Rien ne manquait à ce site, à cette plateforme ; personne ne s’en plaignait sérieusement ; et voilà qu’on nous annonce une fermeture pour amélioration. Une chanson que tout le monde connait. Je présenterai mes excuses si le contraire se produit. Je ramperai aux pieds des décideurs pour implorer leur pardon.
Je ne sais pas si c’est une question d’argent pour maintenir Dzblog. Si s’est le cas, n’avons-nous pas le droit, nous qui continuons à nous considérer comme enfants de ce pays, de bénéficier d’un budget pour la gestion d’un petit site internet ? Je n’aime pas les certitudes, mais j’ose dans ce cas en être amoureux et déclarer que ce budget n’égalerait même pas le dixième, voire le centième du montant qu’on alloue pour une nuit à un chanteur importé (avec tous mes respects à l’artiste). Pourquoi ne garde-t-on pas ce champ de libre expression pour donner l’occasion à nos propres artistes de s’épanouir, Les fous de se défouler, les mères s’entretenir pour l’éducation de leurs enfants, les jeunes gens se découvrir, les politiciens débattre, les écrivains se faire connaitre, les immigrés de vivre avec nous…il y avait …. Il y a de tout dans Dzblog. Nous y assistons aux naissances, aux décès…Nous assisterons au dernier décès le 15 mai…
Si la disparition de dzblog est due à une question de politique, thèse à laquelle beaucoup de gens adhèrent, je dirai au décideurs qu’ils se trompent en ouvrant tout grand le chemin pour les enfants de ce pays pour aller étaler nos intimités ailleurs, comme se sont exportées nos matières grises, comme se sont jetés nos enfants dans les océans et les mers. Les dirigeants doivent nous écouter, ici, à Dzblog. Certes, nous n’avons pas toujours raison. Il arrive qu’on insulte les symboles de ce pays, comme ne le feraient jamais les français et les américains pour leurs propres pays, d’ailleurs réputés libres et démocrates. Mais la majorité des bloggeurs est contre les insultes gratuites. Dans tous les cas, un dirigeant doit s’attendre à des critiques ; ne devra pas les craindre s’il est honnête. Nous venons juste d’avoir ce bout de liberté, nous allions nous y habituer et les choses se tassaient, s’harmonisaient. Alors que celui qui a décidé de fermer dzblog, car il y en qu’un, c’est celui qui y a pensé le premier, prenne sur sa conscience tout le mal qu’il nous a causé.
Bon courage